(Les lettres sont affichées en ordre de publication / Letters are published in order of publication

jeudi 21 décembre 2023

De l’automne à l’hiver 

Dernière lettre de l’aventure « Népal à deux 2023 »


       Le décalage , ou plutôt le ‘recalage’, nous a demandé au moins huit jours. Même après le dixième jour, nous avions toujours cette sensation d’être à la mauvaise heure sur nos montres. Il faut dire que la rentrée n’est jamais complètement de tout repos: la reprise immédiate du travail, le retour en hémisphère Nord (Le Népal étant tout juste quelques degrés au-dessus de l’Équateur!!) avec ses nuits trop longues, ses jours trop courts et son climat aux hivers froids et humides, les obligations laissées derrière pour un temps …


Il nous fallait du temps pour nous rapatrier et digérer les derniers jours de l’aventure qui demandent toujours beaucoup d’énergie à chacun de nous, pour des raisons différentes et similaires. En temps ‘normal’, nous arrivons tous à ce moment de l’année avec l’impression d’avoir eu des retards à rattraper, des ‘affaires’ à compléter, avant de passer à une nouvelle pause, avant de transiter vers une nouvelle saison. C’est mon 131 ième solstice, mon 66 ième passage de l’automne à l’hiver et mes ‘articulations barométriques’ m’indiquent avec force que le climat bascule. Ce que j’avais eu l’impression de ‘perdre’ pendant notre séjour là-bas, me revient sournoisement au fil des degrés qui oscillent cette année. De l’air plus sec et plus doux, à l’air plus humide et plus froid, je retrouve mes 65 ans, mes cheveux cherchent davantage à blanchir que l’hiver d’ici à revenir et mes cartilage cherchent une dose oubliée de collagène.

Voilà pour le retour! 


Le bilan maintenant!


Ce fut une aventure pas comme les autres, une aventure que nous avions comme toujours imaginée de telle manière, plutôt que de la ‘manière’ dont elle s’est déroulée. Vous vous souvenez? Nous partions pour assister à un séminaire, en compagnie de nos ami(e)s. Nous avions prévu nous asseoir et pratiquer, bien ‘fixement’, tous les jours que le bon temps amènerait. Nous avions rêvé de nous installer quelques jours en solitude, face au Toit du Monde, à Nagarkot, ou de nouveau à Namo Buddha …

Rien de tout ça ne s’est réellement déroulé sous nos pieds ou sous nos yeux. Les tapis rouges ou les persiennes bleues grandes-ouvertes sur les montagnes se sont dissipés comme nos rêves au réveil. Mais quelle aventure ce fut!!


Pour la première fois, j’ai eu l’impression d’offrir aux autres l’aventure, comme s’il le fallait. Moi qui avais eu onze séjours en vingt-deux ans, je savourais maintenant ma joie d’être ‘LÀ’ à travers la joie des autres. Je suis parti en me disant ‘ce sera le voyage de Sylvain’, le plus beau jusqu’à maintenant. Ce fut le voyage de celui qui cherche à créer le bonheur, ou du moins à le faire naître chez les autres. 


Parfois, sans l’avoir cherché, je me suis transformé en protecteur, rugissant pour protéger le plus vulnérable de nous deux, mais aussi pour dénoncer la bêtise lorsqu’elle n’avait pas lieu d’être, comme lorsqu’on ne voulait pas nous laisser passer alors que le lieu était ‘mieux accessible’ , ou comme lorsqu’on démontrait une ignorance incroyable de la condition des personnes à mobilité réduite ( je pense au manque flagrant de formation du personnel dans les aéroports et les hôtels en particulier). Ce ne fut que quelques courts moments de bouillonnement, nécessaires à faire passer ce qu’on nous imposait d’avaler, comme faire des gestes épuisants, ou des détours inutiles et fastidieux, alors que l’accès ou le geste le plus facile étaient évident et à portée de main. Sinon, l’ensemble de l’aventure fut des plus enrichissante.


En fait, je garde de ce voyage la présence vibrante et bénie des autres. Leur joie d’être là, d’apprécier chaque moment offert, d’être disponibles et ouverts à la simplicité de ce que nous pouvions proposer, dans les limites constamment repoussées de nos limitations physiques personnelles. 

J’aurais voulu être parfait, je me serais certainement fourvoyé! Je me suis appliqué à être ‘heureux avec’ et à chercher le bonheur et le confort de mon compagnon et de nos complices, puis tout s’est déployé … à merveille.


Pour terminer cette dernière publication, Sylvain et moi avons pensé céder la parole à nos compagnes et compagnons d’aventure. Je leur ai demandé de nous parler de leur part de ‘notre’ aventure et voilà leurs mots, comme un tapis de fleurs. 


Mais avant, je laisse le clavier à Sylvain pour son dernier mot:



« Le voyage est toujours un gage d’évasion et de découverte. Cela est encore plus vrai lorsque partagé.   Il en est ainsi de ce dernier voyages riches et grands en rencontres personnelles et sociales.  Un voyage de cette nature rend le retour à notre quotidien plus difficile car il renvoi l’image de ce que nous souhaitions quitter, une certaine forme de morosité quotidienne qui rend le dépassement personnel difficile.  Dans ce contexte, le retour devient plus vertigineux face à la beauté du monde et des expériences vécues en voyage.  

Toutefois, où que l’on soit, le monde est toujours plus beau et plus grand que nous le pensons et jamais trop loin de nous.  Il faut laisser le voyage nous habiter comme la récitation d’un mantra pour en saisir toute la grandeur et la puissance. Le voyage fait alors parti de nous, nous portant de nouveau comme les nuages semblent porter l’avion, vers d’autres aventures…  humaines.   

La vie est un éternel voyage intérieur et extérieur.   

Je le porte en moi en permanence comme je porte en moi mes koras autour du Grand Stupa et les mantras qui m’ont guidés et me guident encore dans ce retour 

Om Mani Padme Hum Om » 

Sylvain





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Mes chers amis, mes précieux,



Je vous envoie cette petite part de mon carnet de voyage, inspirée de l’élévation du toit du monde, avec la plus haute pensée d’amitié pour vous.


J’ai fait le voyage le plus touchant de ma vie.


Je garderai dans ma mémoire la première vue de ces montagnes, depuis le siège à gauche dans l’avion que tu m’as conseillé Raymond. J’ai beaucoup pleuré, touchée par l’immensité. Tellement impressionnée, j’ai baptisé ces montagnes « des majestés » et elles sont devenues ma prière à moi.


Je me rappelle à Pokhara quand tu m’as dit de sortir sur le balcon et de regarder à droite Raymond… le souffle m’a encore coupé en apercevant la pointe blanche de l’Annapurna. 

Ensuite est venu le vol en parapente à 2300 m dans le plus beau paysage du monde pour pratiquer ce type d’activité. Me sentir un oiseau porté par la puissance du vent et la connaissance de mon conducteur fut une expérience qui restera ancrée dans ma mémoire.


Je n’avais pas vu l’Everest et il n’était pas question que je parte sans. En fait, je ne croyais pas voir l’Himalaya un jour. J’en fus éblouie et en resterai profondément marquée. 


Puis, cette intrusion que vous m’avez permise dans votre cheminement bouddhiste : ses coutumes,  le Stupa, les koras, les moulins de prières, les tsa-tsas, les katas, la philosophie qui les tient et mes questions; les monastères, la nonnerie qui était vide ce jour-là, les hommages à feu mon Louis qui m’ont fait incliner la tête et m’ont permis de fermer une boucle d’amour. J’ai tant à apprendre et tiens à vous exprimer toute ma reconnaissance.


Et vous. Vous deux que je connais depuis près de 40 ans. Au fil de nos promenades, de nos conversations, j’ai vu… 


Sylvain se lever avec le peu qu’il reste de ce corps qui ne veut pas, rencontrer le regard de ce complice fatigué et déterminé, en remettant entre ses mains toute sa vie, d'une langue silencieuse qui vous appartient et dont on apprend la prosodie à mesure de la rencontre des obstacles.


Je vous ai vus vous aimer à travers vos impatiences justifiées, vos inquiétudes sur ces routes approximatives, vos irritations devant des chambres inadaptées, mais aussi à travers votre humour distanciée de la situation, vos mots doux, une compassion vitale qui vous anime et vous unit, les plaisirs simples et compliqués d’apprécier les villages en roulant. Et nos rires…


MAIS et je pointe mon petit index ici : Je ne veux plus jamais que tu descendes les marches du monastère de Kopan Raymond. T’entends?


Je vous remercie de mon petit coeur qui a flotté dans les airs, qui a pleuré par autant de moments touchants.


Je vous remercie de m’avoir guidée partout et en toute circonstance.


Je vous remercie pour autant de merveilleux moments en votre compagnie. Ce temps à 3 était à notre image : simple, sensible, attentionné et drôle.


Je vous remercie de votre amitié. 


Pour toujours.


Je vous aime, Om Mani Padme Hum 

Claire xx





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Ce fut un merveilleux voyage au Népal


Mes chers amis Ray et Sylvain m'y avaient invité.

Wow! Quel voyage incroyable après huit ans !

Je suis arrivé au Népal le 10 novembre et j'ai passé deux semaines en leur compagnie. Ils ont réservé mon hôtel, trois repas par jour, des pèlerinages dans les lieux saints, du temps de magasinage et des pauses-café quotidiennes. Nous avons eu de belles conversations sur les perspectives occidentales et orientales. J'ai beaucoup appris sur leur vie, leurs traditions, leur culture, leurs habitudes et leurs connaissances. J'ai particulièrement appris d'eux que la compassion et l'amour purs, parce qu'ils se soucient l'un de l'autre, ne sont liés à aucune raison mais à un amour et un altruisme authentiques ! Ce voyage a été rempli de joie et de chaleur.


Mais le temps passait vite et la date de mon voyage avançait d'instant en instant, m'obligeant à me séparer de mes chers amis, pour le moment. Quoi qu'il en soit, le 24 novembre, je suis rentré en Inde, même si mon esprit est toujours tourné vers mes amis inestimables !

Merci d'être mes chers amis.

S'il vous plaît, soyez en bonne santé. Soyez heureux! 

J'espère vous revoir bientôt!


De Khenpo Ngawang Namgyal (Kunga Dakpa) 19 décembre 2023





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Chers Ray et Sylvain,

Techniquement, nous devrions dire que nous sommes de « nouveaux amis », mais bien sûr, nous avons l’impression d’être les plus vieux amis. Quelle chance d'avoir passé autant de temps avec vous deux (10 minutes à la fois !) pendant notre semaine ensemble à Katmandou.


Katmandou - l'endroit le plus magique pour commencer - nous surprend avec des amis, des professeurs et des hasards à chaque coin de rue. Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui n’était pas là qu’une brève semaine puisse susciter une profonde affection et une profonde connaissance, ainsi qu’une douzaine de plaisanteries entre nous.


Merci de donner l'exemple avec votre bonne humeur et votre énergie sans fin. Votre amour l’un pour l’autre rend chacun de vous encore plus beau et encore plus gentil envers le reste du monde.


Je dois être d’accord : le café de Peedee Beans est bien meilleur que tous les autres cafés sur le marché - et les bouchons d’oreilles canadiens sauvent des vies !

Je vous garde dans mon cœur jusqu'à notre prochaine rencontre et bien au-delà.


Zara Kaushik (Bombay)




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    Richard et moi avons eu la joie de découvrir l’univers somptueux et paisible des espaces Bouddhistes au Népal en compagnie de Raymond et Sylvain qui nous y ont généreusement initiés.

À travers les monastères de Bodhanath, de Kopan et d’autres endroits simples et sympathiques, nous sommes devenus complices de leur attraction pour ce pays où il fait bon vivre.


Nous avons été témoins de l’aspiration spirituelle qui motive nos deux amis à y venir régulièrement.


Merci de tout cœur Ray et Sylvain pour tous ces instants vibrants dans ces lieux de hautes inspirations.


Nous sommes maintenant conquis !


Katherine et Richard





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Écoutant la belle voix de Bing Crosby et de Marie-Michèle Desrosiers

On vous souhaite à tous UNE MERVEILLEUSE FIN D’ANNÉE ET UNE FORMIDABLE 2024


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From fall into winter

Last letter from the “Nepal à deux 2023” adventure


       The recuperation of jet lag, or rather the 'recalibration', took us at least eight days. Even after the tenth day, we still had this feeling of being at the wrong time on our watches. Returning to school is never completely easy: the immediate return to work, the return to the Northern hemisphere (Nepal being just a few degrees above the Equator!!) with its overly long nights, its days too short and with humid and cold winters, plus all the obligations left behind for a while...


We needed time to repatriate and digest the last days of the adventure which always require a lot of energy from each of us, for different and similar reasons. In 'normal' times, we all arrive at this time of year with the impression of having had delays to catch up on, or 'business' to complete, before moving on to a new break, before transitioning to a new season. It’s my 131st solstice, my 66th transition from autumn into winter and my ‘barometric joints’ strongly tell me that the climate is changing. What I had the impression of 'losing' during our stay there, came back to me as the degrees fluctuated this year. From the drier and softer air, to the more ‘wet’ and colder air, I find my 65th year again, my hair is looking more for whitening than winter is here to return and my cartilage is looking for a forgotten dose of collagen .

That's it for the return!



The review now.


It was an adventure like no other, an adventure that we had always imagined in this way, rather than the ‘way’ in which it unfolded. You remember? We were leaving to attend a seminar, in the company of our friends. We planned to sit down and practice, well and truly, every day that good weather would bring. We had dreamed of settling down for a few days in solitude, facing the Roof of the World, in Nagarkot, or again at Namo Buddha…

None of this really happened under our feet or before our eyes. The red carpets or the blue shutters wide open overlooking the mountains have dissipated like our dreams when we wake up. But what an adventure it was!!


For the first time, I felt like I was offering others adventure, as if it was necessary. I who had had eleven himalayan journeys in twenty-two years, I now savored my joy of being ‘THERE’ through the joy of others. I left saying to myself ‘this will be Sylvain’s trip’, the most beautiful so far. It was the journey of one who seeks to create happiness, or at least to bring it into being in others.


Sometimes, without looking for it, I transformed myself into a protector, roaring to protect the most vulnerable of us both, but also to denounce stupidity when it had no place, like when some gate keepers didn't want to let us pass when the place was 'better accessible', or as when  some staff workers demonstrated incredible ignorance of the condition of people with reduced mobility (I am thinking of the blatant lack of training of staff in airports and hotels in particular). It was only a few short moments of bubbling, necessary to get through what we were forced to swallow, like making exhausting gestures, or useless and tedious detours, while the easiest access or gesture was obvious and within reach. Otherwise, the whole adventure was most enriching.


In fact, I keep from this trip the vibrant and blessed presence of others. Their joy of being there, of appreciating each moment offered, of being available and open to the simplicity of what we could offer, within the constantly pushed limits of our own physical limitations. I would have liked to be perfect, I would certainly have gone astray! I tried hard to be ‘happy with’ and to seek the happiness and comfort of my companion and our accomplices, and then everything unfolded …  wonderfully.


To finish this last publication, Sylvain and I thought we would give the floor to our companions and fellow adventurers. I asked them to tell us about their part of ‘our’ adventure and here are their words, like a carpet of flowers, but before, i leave the keyboard to Sylvain for his last word:


« Adventure is always a guarantee of escape and discovery. This is even more true when shared. So it is with this last trip, rich and great in personal and social encounters. A trip of this nature makes the return to our daily lives more difficult because it brings back the image of what we wanted to leave behind, a certain form of daily gloom which makes personal surpassing difficult. In this context, the return becomes more dizzying in the face of the beauty of the world and the experiences lived while traveling.


However, wherever we are, the world is always more beautiful and bigger than we think and never too far from us. We must let the journey inhabit us like the recitation of a mantra to grasp its full grandeur and power. The journey then becomes part of us, carrying us again as the clouds seem to carry the plane, towards other…  human adventures.


Life is an eternal inner and outer journey.

I carry it within me permanently as I carry within me my koras around the Great Stupa and the mantra which guided me and still guides me in this return

Om Mani Padme Hum Om

Sylvain





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« My dear friends, my precious ones,



I am sending you this small part of my travel diary, inspired by the raising of the roof of the world, with the highest thoughts of friendship for you.


I had the most touching trip of my life.


I will keep in my memory the first view of these mountains, from the seat on the left in the plane that you recommended to me Raymond. I cried a lot, touched by the immensity. So impressed, I named these mountains “majesties” and they became my prayer.


I remember in Pokhara when you told me to go out on the balcony and look to the right Raymond... it took my breath away again when I saw the white tip of Annapurna.

Then came the paragliding flight at 2300 m in the most beautiful landscape in the world to practice this type of activity. Feeling like a bird carried by the power of the wind and the knowledge of my kite pilot was an experience that will remain anchored in my memory.


I hadn't seen the Everest and there was no question of me leaving without it. In fact, I didn't think I would see the Himalayas one day. I was dazzled by it and will remain deeply affected by their majesty.


Then, this intrusion that you allowed me into your Buddhist journey: its customs, the Stupa, the koras, the prayer wheels, the tsa-tsas, the katas, the philosophy which holds them and my questions; the monasteries, the nunnery which was empty that day, the tributes to my late Louis which made me bow my head and allowed me to close a loop of love. I have so much to learn and would like to express my gratitude to you.


And you. You two I have known for almost 40 years. Throughout our walks, our conversations, I saw…


Sylvain stand up with the little that remains of this body which does not want to, met the gaze of this tired and determined accomplice, placing his whole life in his hands, in a silent language which belongs to you and from which we learn the prosody as obstacles are encountered.


I saw you loving yourself through your justified impatience, your worries on these rough roads, your anger at unsuitable rooms, but also through your humor distancing yourself from the situation, your gentle words, a vital compassion that animates you and unites you, the simple and complicated pleasures of enjoying villages while driving. And our laughters...


BUT, and I point my little index finger here: I never want you to walk down the steps of Kopan Monastery again Ray. Do You hear me well?


I thank you for my little heart which floated in the air, which cried through so many touching moments.


I thank you for guiding me everywhere and in all circumstances.


Thank you for so many wonderful moments in your company. This time of 3 was in our image: simple, sensitive, attentive and funny.


I thank you for your friendship.


Forever.


I love you, Om Mani Padme Hum

Claire xx




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A wonderful journey in Nepal 


My dear friends Ray and Sylvain had invited me. 

Wow! It was an amazing trip after eight years! 

I arrived in Nepal on November 10 and spent two weeks in their companies. They booked my hotel, three meals a day, pilgrimages on holy sites, shopping, and going daily for coffee pause. We had fine conversations about the Western and  Eastern perspectives. I learned a lot about their life, traditions, culture, habits, and knowledge. I especially learned from them that pure compassion and love, because they care for each other, are not related to any reason but genuine love and altruism! 

This trip was full of joy and warmth. 


But time was flying, and my trip date line was stepping forward from moment to moment, forcing me to part ways with my dear friends, for now. Anyway, on November 24, I flew back to India, though my mind is always with my priceless friends!   

Thank you for being my dear friends. 

Please be healthy. Be happy! I hope to see you soon! 


From Khenpo Ngawang Namgyal (Kunga Dakpa) 19 December 2023




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Dear Ray and Sylvain, 

Technically we should say we are ‘new friends,’ but of course it feels like we are the oldest of friends. What a stroke of luck to have spent so much time with you both (10 minutes at a time!) during our week together in Kathmandu. 

 Kathmandu - that most magical of places to begin with - surprising us with friends, teachers and serendipity around every corner. It is hard to explain to anyone who wasn’t there that one brief week could give rise to a deep fondness and knowing, and a dozen inside jokes. 

 Thank you for setting an example with your good humour and endless energy. Your love for each other makes each of you even more beautiful and even kinder towards the rest of the world. 

 I have to agree - Peedee’s coffee is miles better than any other around - and Canadian earplugs are life-saving! 

 Keeping you in my heart until our next meeting and long beyond. 


Zara Kaushik (Bombay)




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Richard and I had the joy of discovering the sumptuous and peaceful world of Buddhist spaces in Nepal in the company of Raymond and Sylvain who generously introduced us to it.


Through the monasteries of Bodhanath, Kopan and other simple and friendly places, we became complicity in their attraction to this country where life is good.


We witnessed the spiritual aspiration that motivates our two friends to come there regularly.


Thank you with all our heart Ray and Sylvain for all these vibrant moments in these places of great inspiration.


We are now won over!


Katherine and Richard




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Listening to the beautiful and timeless voice of Bing Crosby

We wish you all a wonderful end of the year and a FANTASTIC 2024 !

Ray & Sylvain





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