Bienvenue dans notre journal d’aventure !Welcome into our travel log
(English will follow )
Au moment d’écrire cette première lettre, nous sommes à moins de quatre semaines de notre départ. Je dis toujours que l’aventure commence au moment où on décide de partir. Ça n’est pas toujours pour le lendemain. En effet, cette seconde aventure au pied de l’Himalaya a pris forme au début du mois de mai, lors de la réservation de nos vols vers Delhi et Kathmandu. Le booking des hôtels a aussi été fait à destination.
Sur l’impermanence et l’attachement
Le point central de notre second séjour au Népal était d’assister au 43ième séminaire annuel de notre précieux maître Tibétain. Depuis le jour où Rinpoché avait donné à Sylvain ses voeux de refuges ainsi que le nom fort révélateur de Tashi Rabsal (Auspicious Luminosity), se souvenant de lui à chaque fois qu’il me rencontrait, il m’avait demandé “Comment vas ton ami?”
En décembre dernier je lui avais promis de le ramener au Népal afin qu’ils puissent se rencontrer à nouveau. Hors, en juin dernier, Rinpoché annonçait que pour la première fois le séminaire annuel de novembre qui avait eu lieu au Népal depuis 42 ans, se tiendrait au Vietnam. Malgré la joie ressentie pour les vietnamiens qui auront la chance d’accueillir l’événement dans un lieux magnifique, ma déception fut grande. Il faut savoir que la préparation d’une telle aventure en compagnie d’un conjoint en fauteuil roulant manuel, à l’âge que nous avons, se prospecte et se prépare au moins six mois à l’avance. Pourquoi? Les prix des vols étaient beaucoup moins chers et le hôtels adaptés sont trop rares pour être réservés à la dernière minute. Il était impossible de changer nos plans de voyages.
Partir du Népal vers le Vietnam pour le temps du séminaire? Le coût des déplacements étaient plus élevés que celui de notre vol Montréal-Delhi. Trop d’incertitude en lien avec les besoins spécifiques que nous avons se dressait entre “ça” et nous.
Depuis plus de onze ans, je m’étais habitué à cette routine installée de longue date et je la croyais immuable, tant que notre maître serait vivant. J’e m’étais attaché à cette idée que je lui ramenais Sylvain, surtout que sa démarche intérieure avait fait un bond immense depuis 2017. J’ai appris, de cette déception, mais aussi de tous mes séjours précédents, sachant qu’une aventure sur la terre des bouddhas… dépose toujours des surprises sur notre chemin. Je ne sais pas si nous pourrons aller lui rendre visite à sa résidence du monastère de Kha Nying Shedrub Ling, mais nous le souhaitons profondément tous deux. Ah Lama Kyeno! “Ah Lama prends soin de nous”, chantons-nous tous les matins. Tout dépendra de notre bon karma, des causes et des conditions réunis pour la suite.
Puis, la relation du Canada avec l’Inde s’étant un peu “amochée”, même si nous avons pu obtenir nos visas quelques jours avant que le Premier Ministre Justin se lève en Chambre accusant l’Inde et que le Président Narendra décide de suspendre l’octroie de visas aux Canadiens, nous souhaitons du fond du coeur que nous pourrons séjourner en Inde, le peu de temps qu’il nous faudra pour transiter. 24 heures au début et 72 heures à la fin, avant de rentrer chez-nous.
Nous ne partons pas seuls
Tôt ce printemps, notre amie Claire a communiqué avec nous pour nous demander si elle pouvait se joindre à notre aventure. Claire fut une copine d’université de Sylvain, alors qu’ils étaient étudiants en Art Dramatique à l’UQAM. Le conjoint de Claire, Louis Tanguay, décédé d’un cancer au cerveau en juin 2020, avait été mon compagnon technicien lors d’une tournée de spectacles en Bretagne avec “Les Contes de Jos Violon, Un Légendaire de Louis Fréchette” en automne 1993. Nous avions donc toutes les raisons du monde d’avoir follement envie de partager la route avec elle. Pendant notre séjour, nous avons d’ailleurs prévu d’offrir à Louis une cérémonie funèbre dans le même petit monastère où nous avions pu en avoir une pour ma mère, en novembre 2017.
Notre amie arrivera au Népal deux jours avant nous, puis nous serons ensemble jusqu’au 10 novembre.
Notre séjour est peu dessiné pour le moment.
Nous arriverons à Kathmandu le 25 octobre, puis nous partirons vers Pokhara le 27, pour une semaine. Là-bas, la vue sur le massif de l’Annapurna est prenante et le Lac Phewa est le coeur de cette magnifique ville d’où partent de nombreux randonneurs hymalayens. Nous aurons par la suite une semaine dans la Vallée de Kathmandu que nous essaierons, à trois, de rendre inoubliables.
En cours de route, j’aurai quatre jours de retraite et quelques rencontres web dans le cadre de ma quatrième année d’étude bouddhiste. Pour les trois dernières semaines, nous nous laisserons porter par ce qui se présentera, ce qui s’improvisera. Nous avons des amis au Népal, ils sont notre famille de coeur et c’est certain que nous passerons des moments précieux ensembles. Puis, Il y aura la Diwali, Tihar au Népal, cette fête de la lumière pendant laquelle on invite la déesse Lakshmi à visiter nos demeures et par le fait même attirer l’abondance. Nous logerons à quelques minutes du Grand Stupa de Boudhanath, dans une guesthouse toute neuve appartenant à un monastère Kagyupa. Nous aurons donc de nombreuses occasions quotidiennes d’aller effectuer des koras avec les locaux népalais, tibétains, moines et nones, ainsi qu’avec les bouddhistes de par le monde. Un moine du monastère Mindroling situé à Deradhun, en Inde, est devenu un précieux ami depuis un séjour à Darhamsalla à l’automne 2018 et il se joindra aussi à nous pendant cette seconde étape.
Ils nous reste quelques souhaits: rencontrer nos maîtres, assister à des enseignements, aller vers les montagnes pendant quelques jours, puis visiter des lieux que Sylvain n’a jamais vue. Trois évènements seront célébrés par ce séjour sur la terre des bouddhas: Nos 36 ans de vie commune, l’arrivée de mon merveilleux Sylvain dans la soixantaine, puis mes 65 ans.
Restez à l’affût dès le 25 octobre prochain, nous serons arrivés à Delhi de la veille, puis à Kathmandu en fin d’après-midi. Pour vous abonner à notre carnet de voyage cliquez sur Suivre (en bleu) tout en bas de cette page.
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Welcome to our adventure diary!
Welcome into our travel log
At the time of writing this first letter, we are less than four weeks from our departure. I always say that the adventure begins the moment we decide to leave. It's not always for the next day. Indeed, this second adventure at the foot of the Himalayas took shape at the beginning of May, when we booked our flights to Delhi and Kathmandu. Hotel bookings were also made at the destinations.
On impermanence and attachment
The central point of our second stay in Nepal was to attend the 43rd annual seminar of our precious Tibetan master. Since the day Rinpoche had given Sylvain the refuge vows, as well as the very auspicious name of Tashi Rabsal, remembering him every time he met me, he repeatedly enquired “How is your friend?”
Last December I promised to bring him back to Nepal so they could meet again. However, last June, Rinpoche announced that for the first time the annual seminar which had taken place in Nepal for 42 years, would be held in Vietnam. Although i rejoiced for the Vietnamese to have the great fortune to host the event, disappointment was great. Understand that preparing for such an adventure in the company of a person in a manual wheelchair, at the age we are, must be explored and prepared at least six months in advance. Why? Flight prices were far much cheaper and wheelchair accessible hotels were too rare to be booked at the last minute. It was impossible to change our travel plans. Going from Nepal to Vietnam for the duration of the seminar? The cost of travel was higher than that of our Montreal-Delhi flight. Also, too much uncertainty related to the specific needs we have stood between this new unknown place and us.
Since eleven years, I had become accustomed to this long-established routine and I believed it to be immutable, as long as our master was alive. I was attached to this idea that I was bringing Sylvain back to him, especially since his inner process had made an immense leap since 2017. I learned from this disappointment, but also from all my previous stays, knowing that an adventure in the land of the Buddhas… always leaves surprises on our path. I don't know if we will be able to visit him at his residence at Kha Nying Shedrub Ling Monastery, but we both deeply hope so. Ah Lama Kyeno! “Ah Lama take care of us” we sing every morning. Everything will depend on our good karma, the causes and the conditions for the future. Whatsoever, this is quite possibly the last time we could travel to Nepal together due to health and capacities.
Then, Canada's relationship with India having become a little “damaged”, even if we were able to obtain our visas before Primer Justin rose in the House of Common accusing India, and President Narendra decided to suspend the granting of visas to Canadians, we really wish from the bottom of our heart that we will be able to stay in India, for the short time it will take us to transit. 24 hours at the beginning and 72 hours at the end of our journey, before returning home.
We are not leaving alone
Early this spring, our friend Claire contacted us to ask if she could join our adventure. Claire was a university friend of Sylvain when they were drama students at UQAM. Claire's husband Louis, who died of brain cancer in June 2020, had been my technician companion on a Brittany tour with the play “Jos Violon, Un Légendaire de Louis Fréchette” in the fall of 1993. We therefore had every reason in the world to joyfully wanting to share the road with her. During our stay, we also planned to offer Louis a funeral ceremony in the same small monastery where we were able to have one for my mother, in November 2017. Our friend will arrive in Nepal two days before us, then we will be together until November 10.
Our stay is not very defined at the moment. We will arrive in Kathmandu on October 25, then we will leave for Pokhara on the 27th, for a week. There, the view of the Annapurna massif is breathtaking and Lake Phewa is the heart of this magnificent city from which many Himalayan hikers leave. We will then have a week in the Kathmandu Valley which the three of us will try to make unforgettable.
Along the way, I will have four days of retreat and a few web meetings as part of my fourth year studying a specific Buddhist topic. For the last three weeks, we will let ourselves be carried away by what presents itself, what will be improvised. We have friends in Nepal, they are like our family, and it is certain that we will spend precious moments together. Then, there will be Diwali, Tihar in Nepal, this festival of light during which we invite the goddess Lakshmi to visit our homes and thereby abundance. We will stay a few minutes from the Great Stupa of Boudhanath, in a brand new guesthouse belonging to a Kagyupa monastery. We will therefore have many daily opportunities to perform koras with local Nepalese, Tibetans, monks and nuns, as well as Buddhists from around the world. A fellow monk who has become a precious friend since a stay in Darhamsalla in the fall of 2018 will also join us during this second stage.
We have a few wishes left: to meet our masters, attend some dharma teachings, go to the mountains for a few days, and visit some places that Sylvain has never seen. Three events will be celebrated during this stay on the Buddha’s land: Our 36 years of life together, the arrival of my wonderful Sylvain in his sixties, then my 65th birthday.
Stay tuned from October 25, we will have reached Delhi the night before, and landed in Kathmandu in the late afternoon. To subscribe to our travel log, click on Suivre (in blue at the bottom of the page).
Ray and Sylvain
(Thundup & Tashi)

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